Un zeste de lune un nuage, Que l’arbre salue au passage

(M. P. Créon)

*

Dans le silence de la ville

« La la la ….

Derrière les murs dans la rue
Que se passe-t-il quel vacarme
Quels travaux quels cris quelles larmes
Ou rien la vie un linge écru

Sèche au jardin sur une corde
C’est le soir cela sent le thym
Un bruit de charrette s’éteint
Une guitare au loin s’accorde

La la la ….

Il fait jour longtemps dans la nuit
Un zeste de lune un nuage
Que l’arbre salue au passage
Et le cœur n’entend plus que lui

Ne bouge pas c’est si fragile
Si précaire si hasardeux
Cet instant d’ombre pour nous deux
Dans le silence de la ville

La la la …. »

(Jean Ferrat chante Aragon)

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8 réflexions sur “Un zeste de lune un nuage, Que l’arbre salue au passage

  1. Pouquoi ne plus écrire ?
    Il ne faudrait pas que mon absence de commentaire empêche ce que tu as à dire, car tes propos sont importants.
    Ces mots sont sans doute présomptueux, mais je les risque.

  2. « Qui peut prétendre aujourd’hui ne pas participer à l’atrocité du monde ? Qui est exempt de cette responsabilité ? Vous peut être … ? »

    Ne pouvant répondre oui, je n’interviendrai plus sur ce blog.
    SI c’est ce que vous souhaitez, vous ne pouvez que vous en réjouir.

  3. Seuls la beauté des vers m’intéressent ici. Ce poème est peu connu et je viens de le découvrir.

    Tout comme Brassens ou Férré, Je ne partage pas les idées politiques d’Aragon et ne les cautionnerait en aucun cas ! Mais l »homme est paradoxal et dans sa plus franche beauté, il peut contenir la grande cruauté. L’imperfection est le règne ici bas et les poètes n’y échappent pas. L’écriture sur internet et l’utilisation de ces mégamachines qui le servent si consommatrices d’énergie, nécessitant un ordre mondial supercapitaliste, … est elle un sauf-conduit pour l’exploitation de la misère du monde ? Tout le monde achète Chinois, alors que ceux-ci ont exterminé plus d’un milion de tibétains.
    Qui peut prétendre aujourd’hui ne pas participer à l’atrocité du monde ? Qui est exempt de cette responsabilité ? Vous peut être … ? La conscience de notre propre faiblesse, seule … Mais je ne veux pas entrer dans un débat politique qui est ici hors sujet, et qui n’est pas l’objet de ce blog. N’essayer pas de m’y entrainer, je ne dialoguerais plus sur ce sujet…

    Je ne prétend détenir aucune vérité. Je souhaite simplement partager la beauté de quelques vers.
    Est-ce que l’aveuglement politique d’Aragon enlève quelque chose à la beauté de son poème ?

  4. Quand Aragon écrit comme cela, on ne sent plus, on ne voit plus, le sang qu’il a sur les mains.
    L’écriture à ce niveau est un sauf-conduit, comme pour Céline, Genet ou Cioran.

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